Les maladies chroniques, et tout particulièrement les maladies dégénératives sont au coeur des préoccupations de chacun d’entre nous et des milieux scientifiques et médicaux. Il s’agit des maladies cardiaques (athéromatose), des cancers, des maladies neurologiques (sclérose en plaques, parkinson, maladie d’alzheimer, myopathies... ), de l’allergie ...

Les colonnes des publications médicales et scientifiques depuis le début du siècle se remplissent des travaux et se  font l’écho de débats, sur les cellules souches. Pourquoi sont-elles  l’objet de toutes les attentions, pourquoi sont-elles candidates au rôle de matériau de base de la thérapeutique des décennies qui viennent ? 

Comment et quand cette notion a-t-elle été introduite? Les articles que nous pouvons consulter sont très peu loquaces sur ces deux questions. Et pour cause :

 

Le découvreur des cellules souches est le Docteur André Gernez. Né en 1923, devenu médecin en 1944 à l’âge de 21 ans, le docteur Gernez travaille comme chercheur dans 4 des plus grands instituts du monde : la Fondation Curie à Paris (il devient assistant, sur concours, en 1944), au Radcliff Hospital Oxford, l’Institut Karolinska Sjukhset de Stockholm, le Presbyterian Hospital à New York.

Gernez étudie en 1946 le syndrome de Plumer-Vinson qui touche surtout des femmes et est fréquent en Suède. Soignée, par de moyens simples, à son début, la maladie disparaît très facilement, mais non soignée elle dégénère en cancer.

Cette observation pose, pour Gernez une question simple : pourquoi une cellule mutante, fragile survie-t – elle et se transforme en un cancer qui va tuer son porteur dans l’immense majorité des cas ? C’est à partir de ce questionnement, qu’il postule que les cellules fonctionnelles sont distinctes des cellules génératrices, qu’une cellule génératrice se divise pour donner une nouvelle cellule génératrice et une cellule fonctionnelle qui vient remplacer celle qui vient de disparaître.  Ces cellules génératrices sont les cellules souches. Par là, Gernez remet en question l’idée dominante en matière de multiplication cellulaire, à savoir qu’une cellule différenciée (fonctionnelle) se dédifférencie, se divise et se redifférencie (théorie du double cycle cellulaire). Au niveau de chaque tissu, existe donc des cellules souches. Puis en 1971 il postulera qu’au niveau du cerveau, existe aussi des cellules souches, ceci en contradiction avec le dogme admis aussi par tous, qui veut que notre cerveau est pourvu à la naissance de la totalité de ses cellules, et que leur nombre ne peut que diminuer, aucun renouvellement n’étant possible. En quelque sorte, il est l’inventeur des cellules souches, mais d’une façon très particulière. L’examen des conditions de la  prolifération cellulaire, et des équilibres au sein d’une colonie cellulaire et entre les colonies,  impliquaient théoriquement cette conception.

Il travaillera avec acharnement durant 30 ans  pour établir que ce nouveau postulat biologique permettait de comprendre la genèse des maladies chronique et en particulier des cancers. En 1967 il adressera un mémoire à l’Académie des sciences qu’il fera publier par un imprimeur admirateur de ses travaux : « Néopostulats biologiques et pathogéniques ». Ce document sera transmis à l’ensemble de la communauté scientifique et médicale.

Fin 1980, il découvre un paragraphe dans un manuel d’histologie (*) la relation d’une observation  sous le nom de Mitoses nodales : « Il existe des cellules qui se multiplient et se différencient dans un ordre déterminé et constituent des lignées. À l’origine de ces lignées existent des éléments dits cellules-souches. Chaque cellule souche, en se divisant, donne une cellule semblable à la cellule mère, perpétuant la forme souche et une cellule qui, se différenciant, est le point de départ de la lignée. Ces mitoses qui donnent deux cellules-filles d’évolution différente sont dites mitoses nodales. » L’auteur de cette observation n’en tirera aucune conséquence théorique et pratique. Il ne percevra pas l’importance capitale de son observation. Dans la même période historique, l’Anglais Fleming note un phénomène d’inhibition d’une culture microbienne par une « souillure » de moisissure. Il n’en tirera aucune conclusion. C’est une équipe d’Oxford qui en tirera les conséquences et mettra au point le premier antibiotique : la pénicilline. Ce type de situation est très fréquent. On la retrouve tout au long de l’histoire des découvertes scientifiques (et des techniques). Quel regard faut-il avoir pour ne pas rater ce qu’on a sous les yeux? Dans la très longue aventure scientifique d’André Gernez ne faut-il pas aussi chercher la réponse ?

Dans un premier temps, « Néopostulats » provoque auprès tout ce qui compte dans chez les biologistes, les académiciens, les chercheurs stupéfaction et enthousiasme. Dans un deuxième temps, Gernez sera vilipendé, marginalisé, critiqué.... mais des biologistes des chercheurs, des « grands » médecins reprendront, sans vergogne, ses théories et ses propositions.

A une époque où la génétique moléculaire dominait sans partage la biologie et la médecine, André Gernez ouvrait une nouvelle voie. De nombreux indices montrent qu’une convergence entre les travaux de laboratoire, la remise en question des conceptions dominantes, l’émergence de nouveaux concepts, et tout simplement la validation des théories élaborées par Gernez à commencer par celle sur les cellules souches, prépare un changement de fond.

Et la première tâche est de mettre à la disposition de tous les écrits de Gernez. C’est le modeste but de ce site.

Si comme le dit dans la conclusion de sa thèse principale le philosophe et mathématicien Jean Cavaillès comprendre la science, c’est en « attraper le geste, et pouvoir continuer » (cité par Gaston Bachelard), ces textes doivent permettre aux chercheurs, aux scientifiques d’attraper ce geste. 

Un  travail, sur ces textes eux-mêmes  et sur la méthode Gernez, parti intégrante de la voie Gernez doit être mis en chantier.

 

 Tout un chacun est concerné, car la progression des cancers comme des maladies neurodégénératives, ou de l’allergie est foudroyant. Il faut exiger, que sans tarder les résultats des expérimentations qui montrent les impressionnants résultats de la prévention active des cancers, proposée par Gernez soient publiés et mis à la disposition de la communauté scientifique et du public, et que les expérimentations simples concernant les autres propositions et théories de Gernez soient mises en chantier. Ces propositions concernent, l’athérosclérose, la schizophrénie, la sclérose en plaque, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la paraplégie,  l’asthme et l’allergie, la myopathie, Un mouvement de véritable autodéfense dans la population doit se développer ! 

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(*)le manuel d’histologie de 1932 (Manuel théorique et pratique d’histologie, par C. Marc BEYLOT et Albert BAUDRIMONT, Chefs des Travaux d’Anatomie Générale et d’Histologie à la Faculté de Médecine de Bordeaux, troisième édition du cahier de travaux pratiques)